S'ADAPTER AUX

CHANGEMENTS CLIMATIQUES

LE CONTEXTE

D’une façon générale, le climat se réchauffera sur l’ensemble du territoire québécois, et de façon plus marquée en hiver dans les régions nordiques (Nunavik). Ainsi, à l’horizon 2050, les températures hivernales augmenteront de 3 à 7 °C et les températures moyennes estivales de 2 à 3 °C. Les précipitations abondantes et extrêmes augmenteront partout au Québec, et de manière plus substantielle dans le nord que dans le sud. Le Québec fait même partie des endroits dans le monde où il existe un fort consensus à ce sujet. Le risque d’inondations s’avère donc évident. L’accumulation de neige au sol devrait augmenter dans les régions les plus nordiques du Québec. Par contre dans le sud, une diminution est anticipée à cause d’une plus grande quantité de précipitations sous forme de pluie.


Même si des incertitudes subsistent quant aux projections sur les changements climatiques (CC) et que l’évaluation précise des risques futurs demeure très complexe, nous savons qu’ils peuvent être associés à une perte et une modification de la biodiversité (ex. : accroissement de maladies comme le Lyme en raison de la migration du sud vers le nord de certains tiques) et en particulier, à l’intensification d’événements météorologiques extrêmes.

Le Living Lab Laurentides fait partie des projets de recherche du programme Tourisme du consortium OURANOS dont l'objectif est de soutenir le développement des capacités d’adaptation pour diminuer les vulnérabilités des régions touristiques et des entreprises aux changements climatiques.

CONCRÈTEMENT DANS LES LAURENTIDES

Selon l'étude menée par OURANOS en 2012 dans la région des Laurentides, les changement climatiques se traduiront entre autres par  :

Des conditions d’enneigement pouvant affecter le départ / la fin et la durée de la saison hivernale ;

Des épisodes de redoux hivernaux plus fréquents, pouvant survenir à des moments stratégiques (ex. congé des Fêtes);

Des pluies torrentielles capables d’occasionner des glissements de terrain, voire des inondations ainsi que des orages de forte intensité et des épisodes plus fréquents de vents violents;

Des périodes plus fréquentes de chaleur accablante en été, mais aussi au printemps et à l’automne.

L'ADAPTATION C'EST QUOI AU JUSTE ?

Globalement, les effets des changements climatiques sur les activités touristiques saisonnières peuvent être atténués grâce à des mesures préventives adoptées par les individus et les collectivités. De plus, l’adoption à terme d’une approche proactive combinée à une transformation graduelle des comportements d’affaires mettra la table pour un nouvel environnement innovant qui favorise un développement touristique plus résilient aux impacts des changements climatiques.

L’adaptation aux changements climatiques se traduit par de grandes comme de petites actions. Sans prétendre à une liste exhaustive, s’adapter aux changements climatiques peut impliquer :

  • D’informer, sensibiliser et éduquer les différents publics ;

  • De communiquer les conditions météorologiques en temps réel ;

  • De créer des outils d’aide à la décision ;

  • D’innover et d’optimiser les équipements existants ou d’en développer de nouveaux à la fine pointe de  la technologie ;

  • D’accroître la capacité des entreprises à mieux anticiper les impacts des CC et à se préparer face aux risques;

  • De miser sur la diversification de l’offre :

    • développer des activités intérieures en cas d’intempéries,

    • créer de nouvelles activités, de nouveaux concepts permettant de s’adapter aux aléas climatiques

    • miser sur la flexibilité́ dans l’offre d’activités et le réseautage et les alliances;

  • De travailler sur la notion d’aménagement durable, de revoir le design de certaines infrastructures (ex. sentiers) et de construire des infrastructures et des équipements adaptés et plus résistants (ex. : aplanissement des pistes pour réduire la quantité de neige requise pour recouvrir le sol) ;

  • De développer de nouvelles activités et d’élaborer des plans B pour animer les clientèles indépendamment des aléas du climat ;

  • D’évaluer les façons de mieux profiter de la prolongation de la saison estivale, malgré les enjeux de disponibilités tant des clientèles familiales que de la main-d’oeuvre ;

  • De diminuer l’empreinte écologique de certaines activités, notamment celle des déplacements touristiques.

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